jl1380_2005Synopsys :

Le progrès technologique a ouvert aux humains le chemin des étoiles, et plus rien ne sera jamais comme avant. Mais tandis que l'humanité poursuit son expansion et son développement, l'Homme, lui, reste seul, face à son propre vide qui le contemple et le consume. Lya, télépathe envoyée sur Ch'kéa pour enquêter sur un mystérieux culte local, sera assaillie par le doute : l'Union des esprits prônée par les Ch'kéens est-elle la bonne réponse ? Sur Cerbère, un individu, seul être vivant de la planète, a volontairement quitté la Terre pour mener une vie de reclus au milieu des étoiles. Pour combien de temps ? Manipulateur de cadavres, combattant pour les Forces expéditionnaires terriennes, ou collectionneur passionné, pour chacun l'heure cruciale du choix a sonné... (présentation de l'éditeur)

Titre original : A Song for Lya

Date de parution : 1974 (dans le magazine Amazing) / 1976 (recueil)

Critique :

J'ai été sous le charme tout au long des différents récits. L'auteur est connu surtout pour la série du Trône de Fer, mais je l'apprécie plutôt pour ses récits de science-fiction (Les Voyages de Haviland Tuf, Le Roi des sables ou le Volcryn) ou à connotation fantastique (Riverdream). Ici, nous avons un panaché de tout ce que l'auteur fait de mieux (certains récits sont d'ailleurs primés)  :

  • Dans la nouvelle éponyme, on y retrouve deux enquêteurs avec des pouvoirs spéciaux qui ont été appelé pour découvrir pourquoi des humains adhèrent à la religion autochtone dont la dernière étape consiste à se faire dévorer par un parasite. Le dénouement du mystère n'ira pas sans causer quelques traumatismes. 
  • Au matin tombe la brume nous décrit une planète - peu explorée - avec une atmosphère sombre voir gothique qui possède un mystère : l'apparition de spectres. Qui sont-ils, a quoi est du ce phénomène, une équipe de chercheur est envoyée sur place pour le découvrir mais cela ne plaît pas à tout le monde. L'histoire nous entraîne dans une atmosphère mélancolique inhabituelle à l'auteur mais réussie.
  • Dans Il y a solitude et solitude, un humain solitaire garde une porte spatiale en attendant la relève qui a du retard. Arrivera t'elle ?
  • Dans Pour une poignée de volutoines, des manipulateurs de cadavres creusent des cavernes de la planète à la recherche de pierres précieuses trop fragiles pour être extraites mécaniquement grâce à des cadavres animés par leur volonté.
  • Dans le Héros, l'arrivée sur Terre du personnage central après des années de combat va être contrariée.
  • L'éclaireur est un récit de premier contact entre les descendants de terriens après un apocalypse nucléaire et ceux qui reviennent sur Terre pour chercher d'éventuels survivants. Une incompréhension capitale va survenir lors de cette rencontre.
  • Dans VSL, l'histoire est courte, drôle et la chute encore inattendue. On dirait du Matheson (père) en grande forme.
  • Les deux derniers récits, La sortie de San Breta et Diaporama, sont un peu en dessous des autres à mon avis. Un peu courts et sur des thèmes classiques, épouvante pour le premier, regrets et amertume pour l'autre, ils peinent un peu à convaincre par rapport aux premières nouvelles.   

Ce qu'on remarquera donc dans ces nouvelles, c'est l'atmosphère souvent sombre ou lourde et un thème central basé sur le personnage principal (la solitude, l'agressivité, la nostalgie, l'amertume ...). Bien qu'écrites pour la plupart avant ma naissance, elles restent toutes d'actualité aujourd'hui, ce qui prouve que George Martin est un auteur talentueux dans différents genres et qui méritent son succès par l'intemporalité des thèmes qu'il aborde. 

Note : 4.5/5

@+,
NicK.