51EE0PXFPYL"Ami Djeunz, tu aimes le sexe, la violence, le Japon et la Fantasy ? Alors la voie du sabre I et II sont des livres pour toi ..."
Je caricature un peu mais les quatrièmes de couverture sont "un poil" trop agguicheuses et de mauvais goût. Elles font l'impasse sur la qualité de ces deux romans. Il est vrai, néanmoins, que ces deux romans de Thomas Day sont dans la même veine : des histoires de samouraï dans un Japon légendaire et onirique rempli de Kamis et de démons (la fantasy et le Japon pour ceux qui ont suivi). Et comment parler de samouraï qui se battent et de geïsha sans y voir les touches de sexe et de violence citées plus haut.

La Voie du Sabre :

Le premier roman est une nouvelle version de la vie de Miyamoto Musashi, le célèbre ronin. Il prend Mikédi Ito, fils d'un daimyo, comme élève et l'entraîne dans sa requêche de deux sabres légendaires, tout en le formant à devenir le futur époux de la fille de l'Empereur-Dragon.
Thomas Day connait bien le japon médiéval et on y retrouve un peu tous les poncifs du genre : la relation maitre/élève, les maisons de thé, la philosophie zen, ... Certains y dénonceront là une caricature du Japon, mais je trouve tout ce que j'aime dans l'écriture de l'auteur : de l'action, une histoire rondement menée, une écriture plutôt dynamique. On peut même imaginer facilement les combats de sabre, les têtes qui volent ... comme dans un bon chambara (film de sabre japonais).

L'Homme qui voulait tuer l'Empereur :

51L_Y4DyjgLLe second roman n'est pas la suite mais reprend les thèmes du premier. Un seigneur nommé Ichimonji Daigoro doit livrer sa concubine à l'Empereur, il refuse, l'Empereur lui déclare la guerre et fait tuer sa femme et ses enfants. Daigoro survit grâce à l'intervention d'un démon du feu et va vouloir se venger. Il ira jusqu'aux portes de l'Enfer avec ce démon qui prendra la forme de sa défunte concubine, rencontrera un français et enfin il libèrera les Démons sur Edo.
Autant l'ensemble est prenant, autant le second tome manque un peu de l'ambiance zen du premier. Cela fait que je classerai la voie du Sabre I donc un peu au-dessus.

En conclusion, on peut qualifier ces romans de littérature pop-corn mais c'est que j'aime lire : des récits courts (marre des trilogies de fantasy de 15000 pages), nerveux avec son lot de dépaysement (de japoniaiseries diront les mesquins).

Notes : 4/5 (tome 1) et 3.5/5 (tome 2)

NicK.