Maison_Derviches

Synopsis :  Istanbul, avril 2027.
Sous une chaleur écrasante, la ville tentaculaire fête le cinquième anniversaire de l'entrée de la Turquie dans la Communauté européenne. Quinze ans plus tôt, Israël a frappé les sites nucléaires iraniens avec des missiles thermobariques, provoquant indirectement le pire choc pétrolier et gazier de l'Histoire.
Dans Istanbul en ébullition (l'air conditionné coûte trop cher, l'eau aussi), une bombe explose dans un tramway. Cet événement va bouleverser la vie des habitants de la maison des derviches de la place Adem-Dede : Necdet se met à voir des djinns, le jeune Can utilise son robot pour enquêter sur l'attentat non revendiqué, l'antiquaire Ayse accepte de rechercher un sarcophage légendaire, Leyla se voit chargée du marketing d'une nouvelle technologie révolutionnaire : le stockage bio-informatique.
C'est dans la maison des derviches que se joueront rien de moins que l'avenir de la Turquie et celui du monde tel que nous le connaissons.

(Présentation de l'éditeur)

Chronique de lecture :

Je prévient tout de suite, je ne peux pas affirmer que je vais faire une critique de ce livre. Je vais juste vous donner mon ressenti suite à ma lecture sans forcement analyser en long et en large (n'en déplaise à certains)(je ne suis pas critique après tout)(juste un lecteur averti).

J'ai découvert McDonald avec Le Fleuve des Dieux et j'avais aimé ce roman malgré de petits défauts (voir ICI). J'ai également apprécié le dossier consacré à l'auteur dans le Bifrost 68 et la nouvelle La Petite Déesse. Tout me destinait donc à aimer ce nouveau roman prometteur. Je passerai rapidement sur la couverture mi-traditionnelle,mi-futuriste et très dépouillée. Elle est sympa mais que je la trouve grandement surévaluée. Quant au le prix du pavé il reste dans les normes de Lunes d'Encres, c'est à dire cher (j'ai bobo au portefeuille à chaque fois)(surtout quand on trouve le roman pas à la hauteur de ses espérances).

Une fois, toutes ces prémisses posées, je dois dire que je suis perplexe sur la qualité du roman. C'est bien écrit, le style est toujours aussi bon MAIS il y a plusieurs gros défauts à mon sens :

  • l'histoire ne démarre pas avant les pages 200 ou 250... Sur une histoire de 500 pages, c'est gênant. A tel point que, dans le train allant chez ma mère pour Noël, je me suis surpris à regarder le paysage plutôt que de lire le roman. Indice qui ne pardonne pas, je n'arrivait pas à m'intéresser ni aux personnages ni à leurs aventures.
  • Je n'adhère pas au récit à rebondissement qui ressemble plus finalement à un techno-thriller de Michaël Crichton qu'à un roman de McDonald. (et ça me fait mal au cul de le dire). Cette anticipation m'a paru fade, bien loin de l'exotisme ou le pittoresque du Fleuve des Dieux.
  • La happy-end et les différents protagonistes (un gosse avec une maladie vachement rare, un vieux monsieur qui aime bien le gosse, la famile du gosse qui aime pas le vieux monsieur, un militaire/poilitique influent qui intervient quand il faut, des méchants terroristes, des financiers qui escroquent tout le monde, ...) m'ont fait penser à un block-buster américain familial avec une bonne grosse fin heureuse. Ce n'est vraiment pas ce que j'attendait et ce qu'on m'avait vendu un peu partout sur les autres blogs. Je voulais lire un vrai roman de SF comme celui que j'ai lu peu auparavant (Isolation de Greg Egan pour le citer et qui est foutrement mieux construit, plus nerveux, mieux pensé avec une fin discutable mas bon il m'a au moins bien diverti)
  • Je n'accroche pas à l'histoire turque ou d'Istambul. J'aime d'autres civilisations (indienne par exemple) mais là je bloque. Je ne peux pas le reprocher à l'auteur, c'est un ressenti personnel.

Alors que me reste t'il de cette lecture ? Pas grand chose malheureusement. Comme dit au dessus, j'avais une véritable attente sur ce roman. Je souhaitais un livre pointu de SF, qui me fasse réfléchir un peu, qui me happe complètement dans l'histoire, comme me l'avais fait miroiter l'éditeur ou certains blogs (je ne citerai pas de nom mais il suffit de chercher un peu). Raté. J'ai été frustré mais ai heureusement trouvé mon bonheur chez Egan. Le prochain McDonald, je le prendrai en poche, peut-être.

Note : 3.5 / 5.

NicK.

P.S. : Je sais bien que Denoël (éditeur de la collection Lunes D'Encres) et surtout son Dir' Coll' font des efforts et que les prix sont serrés au maximum, mais j'ai de plus en plus de mal à sortir presque 30€ à chaque grand format.