Agonie_LumiereSalut les biloutes, une petite chronique de lecture avant la fin du SSW1 avec du "classique" par G.R.R. Martin en personne.

Synopsis :

Lorsque Dirk T'Larien reçoit le joyau-qui-murmure, des souvenirs douloureux et profondément enfouis reviennent à la surface, réveillant d'anciennes cicatrices : pourquoi Gwen, son amour perdu, fait-elle appel à lui de cette manière ? Pourquoi si longtemps après leur rupture ? A l'idée qu'il existe une possibilité de renouer les liens avec celle qu'il a tant aimée, Dirk n'hésite plus et embarque dans le premier vaisseau interstellaire : direction Worlorn ! Worlorn, planète-festival maintenant à l'abandon, cadre baroque et décadent condamné à l'extinction. Sur cette planète qui se meurt, Dirk tentera de raviver la flamme de Gwen et devra, pour cela, l'arracher aux Kavalars, un peuple violent régi par un code d'honneur chevaleresque... et mortel.

Critique :

Commençons par les bons cotés de ce magnifique roman : la planète Wolorn. Planète quasi abandonnée après le Festival (sorte de mix entre le carnaval et exposition universelle des différentes cultures extra-terrestres), il n'y reste que des ruines et des êtres solitaires.C'est dans ce cadre que le "héros" va essayer de sauver son ancien amour Gwen (alias sa "Jenny") des griffes de deux Kavalars. Mais en fait la vérité est plus complexe... Gwen ne l'a pas appelé, elle n'est plus amoureuse du héros, elle est "mariée" avec un homme lié à un autre (lien de fraternité mais encore plus puissant et régi par un code d'honneur rigide) et la situation est dangeureuse (duels fréquents, chasse(s) à l'homme organisée(s) par des Kavalars extrémistes). Tout ceci narré avec le talent de G.R.R. Martin (on me souffle que la traduction est pourrie - mais je ne peux pas vérifier - dommage) dans une ambiance romantique (ou rome antique, j'hésite :p ) de fin du monde.

Sans la quincaillerie SF, ce roman aurait pu être dans la catégorie fantasy pour le coté chevaleresque et arthurien, voire Harlequin pour le coté romance à la noix. Oui, je n'aime pas trop les hésitations du personnage principal qui se rouler dans la farine par quasiment tout le monde. Et qui finit quand même par assumer son rôle de héros, mais d'une façon bien mal à propos (mais cela est mon humble avis). 

Une chouette atmosphère mais qui est trop pesante au bout de 400 pages ; un récit qui lie suspense, course-poursuites et fin tragique (on se croirait parfois dans une tragédie grecque, cf la mort "inutile" de Garse). Le tout donne un bon roman auquel il manque d'une pincée d'espoir. Il laisse un goût amer en bouche (je regrette le plus que le Kimdissi ne soit pas abattu à vue suite à sa trahison comme le code d'honneur Kavalar l'exige). 

Note :  3 / 5

NicK.

SSW1